On vient tout juste de terminer notre première édition du Wax & Wax, notre atelier de fabrication de bougies. Dix personnes autour d'une table, les mains dans la cire, des odeurs qui se mélangent, des fous rires. C'était exactement ce qu'on espérait.
Pour ceux qui n'ont pas pu être là cette fois, voilà exactement comment on fait nos bougies.
Ce qu'il vous faut avant de commencer
Pas besoin d'un laboratoire. Une cuisine bien organisée et un peu de matériel suffit ! Voici les essentiels :
La cire. On travaille exclusivement avec de la cire de soja. Elle est d'origine végétale, elle brûle plus lentement que la paraffine et elle est beaucoup plus propre à l'inhalation. C'est un choix conscient qu'on a fait dès le début.
Le contenant. Pot en verre, pot en béton, pot en métal. Le contenant influence la façon dont la chaleur se diffuse, donc le rendu final de votre bougie.
La mèche. Souvent sous-estimée, c'est pourtant elle qui fait toute la différence. Une mèche trop grosse et votre bougie brûle trop vite. Trop petite et elle se noie dans la cire. On utilise des mèches en coton non traité.
La fragrance. On choisit des huiles sans phtalates et sans parabène. Ce n'est pas négociable pour nous.
Un thermomètre. La température, c'est la clé de tout ce qui suit.
Étape 1 : fondre la cire
On fait fondre la cire au bain-marie, doucement, en surveillant la température. On vise entre 180 et 185 °F. Trop chaud et vous risquez de brûler la fragrance. Pas assez chaud et la cire ne se mélange pas bien.
Étape 2 : préparer le contenant
Pendant que la cire fond, on colle la mèche au fond du contenant avec un petit sticker adhésif ou une goutte de colle chaude. Ensuite on la centre à l'aide d'un centre mèche ou bâton de popsicle. Elle doit rester bien droite, sinon la bougie va brûler de façon inégale.
Étape 3 : ajouter la fragrance
Quand la cire a atteint la bonne température, on retire du feu et on ajoute la fragrance. Le ratio qu'on utilise : environ 10 % du poids de cire, mais ça peut varier selon le type de cire que vous utilisez. Donc pour 500 g de cire, 50 g de fragrance.
On mélange doucement, lentement, pendant deux minutes complètes. Pas question de bâcler cette étape, c'est elle qui détermine si votre bougie va sentir bon pendant des heures ou juste les cinq premières minutes.
Étape 4 : couler
On laisse la cire refroidir jusqu'à environ 130-140 °F avant de couler dans le contenant. Pourquoi ? Parce qu'une cire coulée trop chaude va créer des bulles et une surface inégale.
On verse lentement, en gardant la mèche bien centrée. On remplit presque jusqu'en haut, en laissant environ un centimètre.
Et là, on attend. Sans toucher. Sans déplacer. Sans tester. On laisse reposer minimum 24 heures à température ambiante.
Étape 5 : le premier allumage
Le moment de vérité. Mais avant d'allumer, on coupe la mèche à environ 5 mm. Une mèche trop longue produit une flamme trop grande qui noircit le contenant et brûle la cire trop rapidement.
Le premier allumage devrait durer au moins deux heures, idéalement jusqu'à ce que la surface entière soit fondue jusqu'aux bords. C'est ce qu'on appelle le "memory pool" et c'est lui qui empêche votre bougie de creuser un trou au centre plutôt que de brûler uniformément.
Ce que l'atelier nous a appris
Ce qu'on a vu lors de notre premier atelier, c'est que les gens s'attendent à ce que ce soit compliqué. Puis ils réalisent que non, ce n'est pas compliqué. C'est juste minutieux. Ce n'est pas la même chose.
Ce qui fait une bonne bougie, au fond, c'est l'attention qu'on lui porte à chaque étape.
Et si vous voulez vivre ça vous-même, notre prochain atelier arrive bientôt. 👇
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L'importance de l'artisanat local dans l'économie québécoise